La maltraitance infantile est un fait lourd de conséquences sur le développement psychologique et physique de la victime. Alors que faire face à cela, lorsque l’on découvre dans son entourage qu’un enfant est maltraité, ou qu’un enfant décide de s’ouvrir ?

Des cas non isolés, mais souvent cachés

Une enquête menée par l’association l’Enfant Bleu indique que 14 % des Français ont été maltraités durant leur enfance. Cependant, 60 % de ces personnes ne se sont jamais confiés à quiconque. Encore aujourd’hui, sur les 45 % de Français qui soupçonnent des cas de maltraitance dans leurs entourages, bon nombre d’entre eux préfèrent se taire, tandis qu’une bonne partie s’adresse directement aux parents. Il s’agit d’une erreur puisqu’il se peut que les parents soient eux-mêmes les agresseurs.

Les différents cas de maltraitance infantile

Bon nombre de personnes ne savent pas exactement comment réagir face à un cas de maltraitance infantile. D’autant plus que ce type de maltraitance peut se présenter sous plusieurs formes, selon l’Observatoire Décentralisé de l’Action Sociale. En effet, il peut s’agir tant de violences physiques que morales ou encore d’agression sexuelle. Il se peut également qu’il s’agisse tout simplement de négligences répétées qui s’avèrent ensuite lourdes de conséquences.

Écarter les préjugés

Pour commencer, il est important d’écarter les préjugés, surtout au niveau du milieu social. La maltraitance infantile n’est pas réservée aux milieux défavorisés. En effet, les agresseurs peuvent appartenir à différents milieux sociaux. Il est également important de noter que l’agresseur peut être un mineur. De même, bien que les agresseurs soient en grande partie des hommes, il ne faut pas écarter la possibilité qu’ils puissent venir de la gent féminine. Les femmes peuvent également être des auteures d’agressions sexuelles. Le plus souvent, les agresseurs sont des personnes appartenant à l’environnement direct de l’enfant. Il est important d’agir, même de manière anonyme, car cela peut sauver des vies. En effet, chaque année, plus de 20 000 cas de maltraitances sont répertoriés.

Les réflexes à avoir

En premier lieu, il est important de croire l’enfant. En effet, une victime a rarement tendance à amplifier ce qui lui arrive lorsqu’il décide de se confier. Le plus souvent, il a même tendance à minimiser ce qui lui arrive. Ensuite, il ne faut pas rester dans le secret et en parler aux autres adultes en relation avec l’enfant pour voir quelles sont leurs impressions. Le mieux reste encore de composer le 119 Allô Enfance Maltraitée afin d’en discuter avec des personnes qui pourront aider l’enfant à faire face à la situation. Si l’enfant ne s’est pas confié, il est important de détecter les cas, qui sont le plus souvent de la tristesse, des bleus ou des difficultés scolaires.